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Poids, surcharge pondérale, obésité : conseils pratiques

Poids, surcharge pondérale, obésité : conseils pratiques

Poids, surcharge pondérale, obésité : conseils pratiques

Introduction :

En regardant certaines familles d’obèses, il devient évident qu’il doit y avoir un trait héréditaire. Mais si le chien d’une famille d’obèses est également en obésité, cela veut dire que le style de vie y est pour quelque chose aussi et qu’il n’y a pas que la génétique.

 
La santé en mangeant, c'est possible !

 

Les récentes études ont montré que la partie de l’hérédité n’est pas négligeable et que ce ne sont pas exclusivement les habitudes alimentaires qui jouent un rôle dans l'obésité. Mais malheureusement les traitements génétiques sont pour un futur lointain et donc la SEULE influence que nous avons sur notre poids (et ainsi sur notre état de santé) sont nos habitudes de vie.

Ces gènes, cette hérédité qui nous font grossir, qui nous mènent vers les maladies de civilisation tel que diabète, hypertension artérielle, athérosclérose, avaient autrefois un rôle.

Pendant des milliers d’années de l’évolution l’Homme avait tout juste assez pour subsister et une hérédité qui nous rendait plus économe avec le peu de nourriture assuré la survie de l’espèce (gènes de survie). Il faut avouer que le chemin vers la nourriture était à l’époque plus difficile et plus long que le notre jusqu’au réfrigérateur et/ou supermarché.

Donc l’hérédité qui nous permettait la survie alors qu’il n’y avait pas beaucoup à manger et que l’activité physique était  grande, devient défavorable, nous rend même malade lorsqu’il y a beaucoup (trop) de nourriture et peu d’exercice physique.

Pourquoi ces explications, comment réagir ?

Premièrement, les personnes en obésité peuvent ainsi se déculpabiliser partiellement, car tout le monde (la plupart des médecins et diététiciennes) les accusent généralement de trop manger, de ne pas se dépenser assez ou de mentir si ce n’est pas les trois à la fois.

Ensuite, cela confirme que nos changements d’habitudes doivent être à vie, car tout régime avec un début et une fin ne permet pas de guérir cette tendance que nous avons inscrite dans nos gènes tout au long de notre évolution. Donc quatre possibilités :

1. Si vous êtes porteur d’un ou de plusieurs gènes d’économie ou de favoritisme pour le stockage, votre hygiène de vie est extrêmement importante pour la « mise en valeur » de ces gènes. En ayant ces gènes, mais possédant une discipline d’enfer, résistant à toute tentation, la prédisposition à l’obésité ne viendra pas à porter et vous resterez mince.

2. Si vous êtes porteur des gènes et ne réussissez pas à résister aux multiples tentations culinaires, vous accumulerez des réserves pour des famines à venir qui ne viendront pas -espérons le- au courant de notre vie. Votre risque d’obésité et de maladies est donc fortement accru.

3. Si vous n’êtes pas porteur de ces gènes, et que votre style de vie est assez sain, quelques écarts ne vous feront pas de mal. Mais il ne faut cependant pas en faire une habitude en cumulant mauvaise alimentation et sédentarité.

4. Si vous n’êtes pas porteur de ces gènes, mais que votre mauvais style de vie (excès important de corps gras et de sucres raffinés dans l’alimentation associée à une absence d’activité physique), vous pourrez également prendre du poids et multiplier les facteurs de risque pour certaines maladies.

Toute activité physique peut réduire le poids, augmenter la masse musculaire

 

Conclusion des explications :

Les gènes qui ont permis notre survie pendant des millénaires risquent de provoquer notre mort dans le monde de plénitude dans lequel nous vivons. Mais ces gènes ne vont plus s’éliminer de notre pool génétique, car les porteurs auront eu le temps de se reproduire avant de mourir de la maladie engendrée.

Il ne nous reste comme solution que d’apprendre à adapter notre mode de vie à cette situation en changeant notre mode alimentaire et en augmentant nos dépenses physiques.

Que faire en pratique:

Comme nous ne pourrons rien changer à notre hérédité, il faudra « assainir » notre style de vie.

Il est certain qu’on ne peut pas changer ses (mauvaises) habitudes du jour au lendemain mais il faut essayer tous les jours à les améliorer sans se laisser déprimer par des échecs intermédiaires. Il n’est pas nécessaire de s’entraîner pour les prochains Jeux Olympiques, ni d’obtenir des mensurations mannequins.

- augmentez le nombre de moments de se bouger (aller à pied à l’école, ou en vélo, ne pas prendre l’ascenseur mais les escaliers,

- si possible faites une heure de sport en semaine et une séance le week-end (en profitant des possibilités des clubs sportifs locaux, piscine,…)

- si vous vous dites ne pas avoir le temps entre travail/école et devoirs, installez un vélo d’appartement devant la télévision. Si vous pédalez autant d’heures que vous « végétez » devant la télé vous allez améliorer votre santé rapidement

- n’exagérez pas non plus au début, Rome n’a pas été construit en un jour, augmentez doucement vos performances.

- mangez de tout, mais en réduisant en fréquence et/ou en volume les aliments trop riches en calories vides (limonades, encas trop riches,…) pour augmenter la part de légumes surtout mais aussi de fruits.

- vous pouvez essayez de manger moins gras ou moins de féculents principalement le soir. L’idéal étant une soupe de légumes en saison froide avec un peu de poulet froid p.ex., et de salades avec un peu de saumon ou crevettes et autres scampis en saison chaude.

- évitez au maximum la télé avec les publicités alléchantes, particulièrement le soir après le repas. (une étude chez des enfants et adolescent aux Etats-Unis a démontré une augmentation linéaire entre le poids et le nombre d’heures passés devant la télévision)

- buvez beaucoup d’eau. Les boissons dites « light », -alors qu’elles n’ont pas de calories- semblent entretenir le goût du sucré. Depuis leur arrivé sur le marché la fréquence de l’obésité n’a fait que croître.

- faite de la place dans votre planning surchargé. Notre capital santé vaut bien l’effort de laisser tomber certaines activités moins primordiales

Conclusions :

Malgré les efforts et réussites indéniables dans la recherche, cela ne se traduit pas encore dans des traitements faciles pour prévenir l’obésité et les maladies qui s’en suivent.

Il n’y a pas de régime miracle non plus. L’équation simple : « bougez plus, manger sainement » dans sa simplicité se heurte malheureusement à un problème de discipline.

Certaines personnes prédisposées font déjà des efforts en réduisant leur alimentation alors qu’ils pourraient encore manger /grignoter plus. Ils ont la sensation de bouger tout le temps et de se priver sans que cela ne porte ses fruits.

Peut être que de façon réaliste leurs efforts sont insuffisants pour réduire en poids mais cela leur évite probablement que le problème s’aggrave encore.

Contactez-nous pour connaître VOTRE BMI avec un mail précisant votre poids et taille et même votre périmètre de taille à marc.keipes@hopitauxschuman.lu ou par un commentaire sur cet article

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